RODOGUNE

de Pierre CORNEILLE

par le Théâtre du Loup Blanc

La pièce

Sous le signe de Mars, deux femmes s'affrontent dans une lutte à mort : Cléopâtre, reine de Syrie, et Rodogune, princesse des Parthes. Ecartelés entre les amazones, deux tendres frères jumeaux, Antiochus et Séleucus, nés quant à eux sous le signe de Vénus, refusent de prendre parti. L'action, qui se situe au Proche-Orient, entre l'Iran, l'Irak et la Syrie, nous renvoie bien sûr à de récents conflits planétaires. A l'heure où partout la lutte pour le pouvoir semble se suffire à elle-même, et où le mensonge d'Etat s'érige en tactique de communication, Rodogune nous tend un étrange miroir.

 

La mise en scène de Jean-Claude Seguin

« Médée, Œdipe, les Atrides : les grands mythes sont ici comme rassemblés. Aussi est-ce dans l'univers syncrétique de l' heroic fantasy , où s'incarne l'imaginaire de notre temps, que nos avons transporté le cadre sulfureux et fantastique de Rodogune . Au cœur d'une aire de jeu délimitée par un tapis de jonc de mer en ellipse, que les éclairages mueront tour à tour en natte du conteur, en désert où en intérieur du palais, un trône baroque, fait de crânes et d'ossements, s'érigera comme l'enjeu totémique de ce conte barbare. Tout en respectant le langage de l'alexandrin, dont aucun pied ne sera tronçonné (…), nous l'apprivoiserons, le parlerons, l'assimilerons pour lui redonner vie dans le chant de nos muscles, de nos nerfs et de nos artères. Bien loin de gommer les différences de ton, de la comédie à la tragédie, (…) nous les mettrons en relief pour retrouver le gisement baroque où, selon nous, s'enracine ce drame au caractère shakespearien. Les costumes, indéfinissables, oniriques, évoqueront à la fois le Moyen-Orient, l'Antiquité byzantine, le monde des insectes et l'univers de la science-fiction. La musique, enfin, ponctuera la représentation. En lisière de l'aire de jeu, elle sera jouée par le comédien qui joue le rôle de Timagène, confident, musicien et conteur. A base de percussions, elle exprimera dans un langage contemporain une sauvagerie primitive. »

 

Les interprètes

Véronique Affholder (Laonice) - Matthieu Fayette (Antiochus) - Marie Grudzinski (Cléopâtre) - Laetitia Guédon (Rodogune) - Malo de La Tullaye (Séleucus) - Modeste Nzapassara (Oronte et Timagène)

 

La technique

Scénographie : Gustavo Kortsarz Percussions : Modeste Nzapassara

Costumes : Philippe Varache Lumières : Hervé Bontemps

 

La compagnie

Le théâtre du Loup Blanc, créé en 1993 par Marie Grudzinski et Jean-Claude Seguin, est subventionné depuis 1996 par la DRAC et le Conseil Régional de Basse-Normandie ainsi que le Conseil général et l'Office départemental de la culture de l'Orne.

 

La presse

Semaine des spectacles  : « Jean-Claude Seguin prend à bras le corps la pièce préférée de l'auteur du Cid (…).Les interprètes jouent cette danse de vie et de mort avec brutalité, les alexandrins sonnent juste et clair sans jamais ronronner. Du théâtre coup de poing. (…) Corneille ménage un suspens haletant. » Jean-Louis Châles

L'Humanité  : « Le travail des comédiens et du metteur en scène est ici au service du texte. (…) Voilà qui devrait contenter aussi bien le novice avide de découvrir une grande tragédie que l'amateur averti de Corneille. » Marine Roussillon

La Marseillaise  : « (…) la scène finale (…), à elle seule, justifie le qualificatif de chef-d'œuvre. On a beaucoup parlé d'accents shakespeariens… (…) On suit avec passion cette magnifique descente aux enfers, ponctuée d'inattendus traits d'humour comme seul Corneille savait en glisser au fil de l'action. » Jean-Louis Châles

Vaucluse Matin – Le Dauphiné  : « Une guerre de pouvoir, de passion poussée au paroxysme (…) … Une pièce intemporelle, enlevée, qui interpelle le spectateur ! » Mireille Picard

 

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