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Viktor Kirilov a abandonné le rêve de sa vie de comédien, en quittant Moscou, puis renoncé à venir se battre en Ukraine, suite aux supplications de sa mère. Dès lors, une autre phase de sa vie commence : celle de l’exil, du doute, de la solitude, et de l’apprentissage d’une langue nouvelle, le français, dont il ne connaît pas un seul mot. Il l’a choisie comme refuge autant que comme acte de résistance. Il postule au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il est accueilli une année, puis il passe l'audition de l'académie de la Comédie-Française, qui permet à de jeunes acteurs de se former pendant près d'un an auprès de la prestigieuse troupe. Il explique "Le théâtre, c’est ce qui me sauve". La création de sa pièce a été encouragée par le patron de la Comédie-Française, Éric Ruf : « Je lui ai dit : Viktor, ton histoire est incroyable. Ecris-la ! ». Ce jeune homme de 23 ans, qui rêvait de planches et non de champs de bataille, nous rappelle que le théâtre peut être un acte de survie, un cri contre l’oubli et la violence.
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