Maintenant je n'écris plus qu'en français ( Viktor Kyrylov)

Production Théâtre de Belleville        Mise en scène : Eric Ruf


Mardi 26/05 à 10h, durée: 1h30
Spectacle réservé en priorité aux scolaires

Un jeune homme s’adresse à nous à la première personne. Il s’appelle Viktor Kyrylov, a fui Moscou en 2022, quelques jours après l’invasion de l’Ukraine, son pays natal.
Il vit alors en Russie depuis 3 ans, réalisant son rêve d’enfance, faire du théâtre dans une prestigieuse école de théâtre, le GITIS, un choix "artistique, et non pas politique".
Il s'apprête à jouer dans La mouette d'Anton Tchekhov.
Il doit soudain faire face aux bouleversements provoqués par la guerre : l’amour devient la haine, les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui.
Le rêve d’enfance devient une trahison à son peuple.
C’est cette bascule intime, brutale, qu’il retrace ici avec une économie de moyens, une grande sincérité, et une étonnante maturité.

Maintenant je n’écris plus qu’en français nous plonge dans un conflit qui traverse des siècles de destins mêlés entre deux peuples et met en lumière le rapport qu’ils entretiennent aujourd’hui. Le spectacle pose une question essentielle : pourquoi combat-on ?

Note d'intention et autres informations :

Viktor Kirilov a abandonné le rêve de sa vie de comédien, en quittant Moscou, puis renoncé à venir se battre en Ukraine, suite aux supplications de sa mère.
Dès lors, une autre phase de sa vie commence : celle de l’exil, du doute, de la solitude, et de l’apprentissage d’une langue nouvelle, le français, dont il ne connaît pas un seul mot.
 Il l’a choisie comme refuge autant que comme acte de résistance.
Il postule au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il est accueilli une année, puis il passe l'audition de l'académie de la Comédie-Française, qui permet à de jeunes acteurs de se former pendant près d'un an auprès de la prestigieuse troupe.
Il explique "Le théâtre, c’est ce qui me sauve".
La création de sa pièce a été encouragée par le patron de la Comédie-Française, Éric Ruf : « Je lui ai dit : Viktor, ton histoire est incroyable. Ecris-la ! ».
Ce jeune homme de 23 ans, qui rêvait de planches et non de champs de bataille, nous rappelle que le théâtre peut être un acte de survie, un cri contre l’oubli et la violence.

Ce qu'ils en disent :

« Un seul-en-scène à la fois touchant et pétillant sur l'exil, la culpabilité et le désir de théâtre. On est subjugué par sa capacité à résister à l'horreur pour accomplir et embrasser son désir de théâtre.Aujourd'hui sur scène, Viktor Kyrylov déploie son jeu intense, a les yeux qui pétillent. Le théâtre est en lui. » Télérama
« Maintenant je n'écris plus qu'en français : le cri du cœur d'un comédien ukrainien qui a fui Moscou. Grâce à sa présence intense sur scène, la qualité de son écriture et la profondeur de ses réflexions, Viktor Kyrylov nous ébranle et nous questionne car on ne peut s'empêcher de se mettre à sa place et de se demander : qu'aurions-nous fait ? Parce qu'il parle d'ici et maintenant, de l'Europe et de la guerre, son spectacle ne s'oublie pas. » Le Monde
« Certains spectacles font plus que percuter l’actualité. Ils lui offrent une intelligibilité sensible. Leur acuité ne faiblit pas au fil des mois. » Libération
« Il garde les yeux rivés sur les informations, espérant encore une issue à la guerre. Faut-il achever sa formation d’acteur ou rentrer défendre son pays les armes à la main ? Ce tiraillement vertigineux, il le met aujourd’hui en scène dans Maintenant je n’écris plus qu’en français."  Le Parisien
"Un spectacle émouvant au Théâtre de Belleville. Le théâtre l’a sauvé. Dire ses maux sur un plateau a valeur de thérapie. D’autant que Viktor Kyrylov a une présence et ne manque pas de talent. L’acteur, qui n’a appris le français qu’en 2022, s’en sort haut la main. » Le Figaro
« Il évoque la douleur de se détacher d’une langue et d’une littérature russes qu’il aimait tant, et la culpabilité de ne pas être retourné en Ukraine pour combattre. C’est l’exil vu à travers les yeux d’un jeune qui rêvait de Tchekhov plus que de kalachnikovs. » Le Canard enchaîné


Interprétation :
Viktor Kyrylov

Quelques images du spectacle


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L'équipe du spectacle :

texte et interprétation : Viktor Kyrylov sous le regard amical d’Eric Ruf ;

son : Thomas Cany 

scénographie et costumes : Constant Chiassai-Polin 

conseil dramaturgique : Laurent Muhleisen


Pour en savoir plus :
Site internet de la compagnie.