Le Fils (de Jon Fosse, traduction de Terje Sinding)

Coproduction Le Fil Rouge / Calliope / Festival Théâtral de Coye-la-Forêt
Mise en scène : Jean-Paul Dubois


Lundi 27/09 à 21h, durée: 1h05
Tout public

Ce très beau projet nous a rassemblés avec Thierry Charpiot et Jean-Paul Dubois autour du texte d’un auteur contemporain prometteur, d’une expérience envoûtante et hypnotique. Il s’agit de l’histoire d’un fils prodigue qui revient chez ses parents précédé des racontars d’un voisin encombrant, alcoolique et malade... Dans son dossier artistique, le metteur en scène explique que l’intrigue visible se développera dans le clair-obscur de la représentation, avec l’idée d’une immensité à représenter : le Fjord. Nous voici déjà appelés vers des lointains étranges.

La pièce  « Le fils » de Jon Fosse (traduction de Terje Sinding) est publiée et représentée par L’ARCHE – éditeur & agence théâtrale. www.arche-editeur.com

Note d'intention :
Création : 27 septembre 2021

« Le fils est une de mes pièces préférées. Et si je devais en mettre une en scène, je choisirais celle-ci ». C’est ce que m’a répondu Jon Fosse, quand je lui ai annoncé que je souhaitais monter sa pièce, à la demande de Thierry Charpiot, pour le 40ème Festival Théâtral de Coye-La-Forêt, co-producteur. Nous avons fait une première lecture en présence de Sylvie Paligot-Grimal, directrice artistique du Festival. Je n’avais pas souhaité de travail préparatoire, me référant à la citation de Claude Régy : "Jon Fosse dit que, quand il se met à sa table, il ne sait pas ce qu'il va écrire. Et quand il écrit, il continue de ne pas savoir. Quelque chose arrive parce qu'il se met en état d'écoute. Etat d'écoute qu'il recommande aux acteurs et aux metteurs en scène." (Dans le désordre)

Ayant eu la chance de rencontrer ce grand dramaturge en août 2016 à Oslo, je ne doute pas que sa pièce puisse avoir une part d’inspiration autobiographique : il a été lui-même musicien et Le Fils écrit des chansons. Cela rejoint ma méthode d’approche avec les acteurs : faire coïncider les mots du quotidien avec leur intimité propre, connue d’eux seuls. Je suis heureux d’accompagner une équipe engagée dans ce voyage aux frontières de l’invisible et je souhaite explorer les zones d’ombre et de lumières sur le plateau avec l’idée d’une immensité à suggérer : le fjord. Et y créer un univers sonore, où il n’y aurait pas que les voix, au service d’une écriture répétitive et ingénieusement minimaliste. Le moins de mots possible et tout ce qui n’est pas dit dans ce moindre devient chorégraphie des corps dans l’espace.

Le fils prodigue revient chez ses parents, précédé des racontars d’un voisin encombrant, alcoolique et malade. C’est l’intrigue visible que nous allons développer dans le clair-obscur de la représentation. Plancher nu. Une table, trois chaises et un banc. Posés là depuis toujours, au fond d’un fjord, où presque plus personne ne vient (les vieux sont morts et les jeunes ne restent pas), où

L’obscurité est si sombre
qu’elle devient noire
comme de la terre
presque

Jean-Paul Dubois (24-04-2021)
Interprétation :
Véronique Boutroux, Thierry Charpiot, Raphaël Fournier, Michel Gravero.

Quelques images du spectacle


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Crédit photos : (photos de répétition)


L'équipe du spectacle :

Scénographie : Yaël Haber.  Création sonore : Massimo Trasente. Lumières : Franck Martin.