37e Festival Théâtral
de Coye-la-Forêt
du 11 Mai au 4 Juin 2018.

A la mémoire de Claude Domenech, co-fondateur du Festival, décédé le 10 mars 2014.

L'un des plus anciens festivals de théâtre en France !


Merci d'avoir été nombreux à contribuer au succès du 36e Festival (près de 6400 spectateurs). Rendez-vous en mai 2018 pour de nouvelles aventures.



L'Éducation et la Culture sont des remparts contre tous les obscurantismes. Le théâtre, et donc le Festival, nous offrent le risque de penser.
Le Potager des Princes de Chantilly ouvre sa saison culturelle. Le théâtre de verdure s'adapte maintenant aux conditions hivernales pour vous proposer: Gospel, récitals, chants traditionnels, jazz, café-concerts, spectacles, conférences...
Avec la carte "Amis du festival" vous bénificierez du tarif réduit.
 
Retrouvez toute l'actualité du Festival sur notre page Facebook ou sur le blog Coye29


Le Festival en quelques mots


Lorsqu'ils créèrent le Festival, les quelques passionnés dont Claude Domenech et moi-même faisions partie, entraînés par la volonté de faire découvrir le théâtre sous toutes ses formes à un public des plus larges, n'imaginaient pas que plus de trente ans et environ sept cent cinquante représentations après les spectateurs seraient toujours présents au rendez-vous du théâtre, toujours aussi enthousiastes et avides de découvertes.

Aujourd'hui, force est de constater que cette volonté et cette passion sont intactes et que le succès est toujours au rendez-vous. Ce succès nous le devons à vous tous, spectateurs, acteurs, metteurs en scène, musiciens, techniciens, partenaires mais aussi à tous ceux qui depuis 1982 ont œuvré pour l‘organisation du Festival et donné leur temps et leur savoir-faire en sachant allier la liberté d'esprit à la réussite artistique et à la rigueur nécessaire pour garantir la pérennité d'une telle manifestation.
Jean-François Gabillet
Président du Festival Théâtral de Coye-La-Forêt

  Un festival de théâtre qui réunit tous les ans pendant plus de 15 jours plus de 6 000 spectateurs (6391 en 2017), autour de pièces souvent exigeantes, cela n'est pas si fréquent.
 
Dans une petite ville de 4 000 habitants au coeur d'une vaste forêt, il y a de quoi surprendre ou du moins intriguer...

Depuis l'origine du Festival :

- plus de 532 spectacles, 749 représentations, 149 200 spectateurs...

Chaque année durant près de 3 semaines en mai :

- plus de 6 000 spectateurs,
- une quinzaine de spectacles sélectionnés parmi plus de 200 pièces vues chaque année par l'équipe de programmation,
- plus de 20 représentations...

Quelques temps forts du Festival

1982

1e EDITION DU FESTIVAL

1er Festival

L’année de sa création, le Festival s'est inscrit dans le cadre du Festival de Picardie.

« La valeur n'attend point le nombre des années. »

(Rodrigue, dans Le Cid, de Corneille, acte II scène 2)

1983

2e EDITION DU FESTIVAL

2e édition et 1e dépliant en accordéon. Cette année-là, le Festival accueille les rencontres départementales de théâtre.

« (…) L'habitude commence au second crime. Au premier, rien ne commence, c'est quelque chose qui finit. »

(La mère, dans Le Malentendu, de Camus, acte I scène 1)

20.000éme spectatrice

1990

20 000e SPECTATEUR

Le Festival accueille son 20 000e spectateur (en l'occurrence, il s'agit d'une spectatrice).

« Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit. »

(Dom Juan, dans Dom Juan, de Molière, acte III scène 1)

1992

Fictum

Deux troupes tchèques participent au Festival (Fictum, qui anime l'inauguration avec des démonstrations inspirées des combats médiévaux, et une troupe menée par Jaromir Knittl, directeur d'Eurothéâtre France).

1993

La 12e édition propose des spectacles du Festival "hors les murs" à Orry-la-ville et à Lamorlaye.

Régie

1994

Le Théâtre National d'Albanie, venu de Tirana, est l'invité d’honneur du 13e Festival.

« J'ai fait une mascarade la plus belle du monde »

(Le sénateur) –

« Un traître de Français m'a joué une pièce ... »

(Don Pèdre, dans Le Sicilien, de Molière, scène 19)

Théâtre National d'Albanie

1994 suite...

Dans le cadre du 13e Festival est présentée à l'église de Coye une création originale: l'opéra L‘Arche de Noé, de B. Britten, avec des artistes lyriques reconnus, les associations de musique locales (Le Ménestrel, Les Très Riches Heures de la Thève) et de nombreux enfants. L’opéra sera aussi joué à Méru l’automne suivant.

« Que diable allait-il faire dans cette galère ? »

(Géronte, dans Les Fourberies de Scapin, de Molière, acte II scène 7)

1998

C'est l'année du nouvel aménagement de la salle 1 du Centre Culturel (scène basse, gradins plus confortables, nouvelle régie, nouveaux équipements et nouvelle peinture).

« Dans cet intermède, il arrive que moi, (...) je représente un mur. »

(Groin/Le Mur, dans Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare, acte V scène 1) –

« All the world is a stage and all the men and women merely players. »

(Jacques, dans Comme il vous plaira de Shakespeare).

Salle

1992 - 1999

Le peintre allemand Traubert Erbe accompagne le Festival en s'inspirant des spectacles auxquels il assiste pour créer ensuite, en direct après les représentations, des œuvres originales et réalise les affiches du Festival de la 11ème à la 18e édition.

« La peinture est plus forte que moi, elle me fait faire ce qu'elle veut . »

(Picasso)

1er Festival

2006

Le Festival fête ses 25 ans. Création du site internet.

2007

Le Roi

Toni Alba, le "roi d'Espagne", au Festival (Toni Alba est l’imitateur du roi d’Espagne à la télévision espagnole depuis de nombreuses années).

« Je suis le roi, c’est moi qui décide. »

(Le roi, dans Le roi se meurt, de Ionesco)

2010

Le Festival fête son 100 000e spectateur (et c'est encore une spectatrice !). Par ailleurs, des partenariats sont mis en place avec le Festival Off d’Avignon, « L’Oise au théâtre », d’Ermenonville, et les festivals «  Eclats de rue » et «  Scènes au jardin » au potager des Princes, de Chantilly.

 « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. »

(Rodrigue, dans Le Cid, de Corneille, acte IV scène 3)

La 100.000ème spectatrice

2011

30e édition du Festival

30ème Festival


30e édition! Pourvu que le rêve continue encore longtemps…

« La vie est un songe. »

(Calderon de la Barca).

2013

Nouveau record de fréquentation pour le 32e Festival avec 5 837 spectateurs au cours des 15 spectacles (26 représentations) proposés du 13 mai au 3 juin 2013 (soit une moyemme de 225 spectateurs par représentation).

Le Festival de A à Z

Vous pouvez accèder directement aux rubriques de l'Abécédaire en cliquant sur l'une des lettres ci-dessous.


Accessoires

On n’imagine pas comme de petits accessoires peuvent se révéler indispensables quelques heures avant une représentation. Et complexes parfois à trouver pour les organisateurs du Festival. Quelques chaises, un canapé, deux ou trois plantes vertes, un tapis, voire une cage à oiseau, passe encore. Mais dégoter un instrument de musique médiévale particulièrement confidentiel a priori, cela devient une opération commando qui nécessite un bon carnet d’adresses et des réflexes rapides.


Arlequin

Acteurs

Sans eux, pas de théâtre, pas de Festival…

Plus de 1.600 acteurs ont fréquenté le Festival depuis ses origines.


Affiches

Traudber Erbe


Les affiches se suivent et ne se ressemblent pas, mais l’esprit du Festival est toujours là. A noter que Traubert Erbe, qui est l’auteur de nombreuses affiches du Festival et que de nombreux spectateurs ont regardé créer des œuvres dans le hall du Centre Culturel, est un artiste allemand reconnu, qui expose dans une galerie de Berlin.


Amis du Festival

Les Amis du Festival, ce sont les fidèles, ceux qui reviennent année après année et qui n’hésitent pas à assister à plusieurs spectacles, voire à la quasi-totalité pour les plus mordus. C’est pour eux que nous avons pris l’habitude de présenter en avant-première notre programmation de l’année. Les membres de l’équipe de programmation présentent les spectacles sélectionnés et font part de leurs coups de cœur.

Avignon (Festival Off)

Six membres de l’équipe passent de dix à vingt jours en juillet au Festival d’Avignon, parce que c’est un « formidable théâtre à ciel ouvert » (un gigantesque supermarché, selon certains). A force de courir, de préférence sur le trottoir à l’ombre, d’un lieu de spectacle à un autre, un sandwich dans une main et le programme du Off dans l’autre, ils connaissent par cœur chaque pavé, chaque ruelle de la cité intra-muros. Grâce au sésame que constitue la renommée du Festival de Coye, ils peuvent ainsi assister à près d’une centaine de spectacles (ce qui signifie en ignorer plus de 800 !). C’est le vivier indispensable dans lequel puisera ensuite toute l’équipe du Festival pour composer en majorité sa prochaine édition. A cela s’ajoutent quelques dizaines de pièces que certains de nos programmateurs vont voir à Paris ou en région au cours de l’année... Il s’agit de dénicher des spectacles neufs, de trouver de nouvelles compagnies pour donner leur chance à des gens de talent encore peu connus. Mais on ne vient pas à Avignon pour acheter « un produit ». Il faut prendre le temps de parler, de nouer des relations, car Avignon est un lieu où l’on peut tisser des liens privilégiés.

Depuis 2010, le Festival Théâtral de Coye-la-Forêt est partenaire d’Avignon Festival et Compagnies

(voir « Partenariats » en cliquant sur ce lien).

Auteurs

On ne les voit pas souvent, mais comme les acteurs, sans eux, pas de théâtre. A Coye-la-Forêt, plus de 400 dont 157 contemporains ont fait votre bonheur.

Bar

Non, il ne s'agit pas du bistrot du coin, mais du comptoir autour duquel peuvent se rencontrer, chaque soir de Festival, spectateurs, sous le choc ou sous le charme, et artistes à peine démaquillés, pour échanger leurs impressions en buvant à la santé du spectacle vivant en général et du théâtre en particulier. Des discussions à consommer (ou, mieux encore, faire vivre) sans modération ! A noter que les recettes du bar restent dérisoires eu égard aux boissons consommées, les spectateurs se contentant bien souvent de boire… les paroles des acteurs.

Barnier (voir aussi "Douches")

Marque d’adhésif coloré bien connue des régisseurs...

Bénévoles

bénévoles

L’aventure du Festival Théâtral, dans des conditions budgétaires souvent périlleuses, ne pourrait se renouveler, année après année, sans le travail discret et régulier de nombreux bénévoles (plusieurs milliers d’heures chaque année !). Entre réunions bimensuelles, commissions de travail, démarches auprès des partenaires publics et privés, sorties pour assister à des spectacles, contacts avec les médias, relations avec l’imprimeur ou la régie, l’équipe du Festival est bien occupée...

Centre Culturel

La construction en 1981 du Centre Culturel de Coye-la-Forêt a permis au Festival d’exister. Le maire de l’époque, Henri Macé, avait confié à Claude Domenech, directeur du Théâtre de la Lucarne, alors adjoint, la mission de superviser cette réalisation. L’homme de théâtre a bien entendu voulu qu’une salle (la salle 1, bien sûr) soit réservée au spectacle vivant et il a collaboré étroitement avec l’architecte, M. Piclet. L’agencement de la salle tel qu’il existe aujourd’hui, avec ses 250 places, a été conçu grâce au premier régisseur professionnel du Festival, Rémy Bourgade. C’est la seule salle de l’Aire cantilienne de cette qualité (voir « Salle 1 »). Elle est très appréciée par les troupes, souvent prestigieuses, qui s’y produisent car elle favorise une grande proximité entre l’acteur et le spectateur. Les premières années, certains se demandaient pourquoi elle était si grande ; maintenant, tout le monde regrette qu’elle soit si petite…

Chapeau

Le milieu du théâtre est très superstitieux. Non seulement il ne faut pas traverser le plateau en sifflant (au risque de s’attirer les sifflets), mais il faut éviter de poser un chapeau sur un lit, d’utiliser la couleur verte ou de prononcer le mot corde. A noter que certaines de ces superstitions viennent du monde de la marine d’où étaient issus les premiers régisseurs.

Coproductions

Le Festival a coproduit certains spectacles, lorsque ses moyens le lui permettaient. Ainsi, en 2001, La Confusion des sentiments (de Stéphane Zweig), par le Populart Théâtre ; en 2002, Une fois, un jour (d’après Erri de Luca), par le Teatro di Fabio ; en 2007, Les Nuées (d’Aristophane), par le Théâtre de l’Orage ; en 2008, Molière et son dernier sursaut (de Vinaver), par le Théâtre des Lucioles ; en 2009, La Servante maîtresse (d’après l’opéra de Pergolèse), par la Compagnie du 7 au soir et Le Ménestrel de Chantilly.

Côté Cour (et côté Jardin

bénévoles



A Coye-la-Forêt, le « jardin » se situe côté couloir et la « cour » côté parking. Pour faire plus simple, pour les spectateurs, il suffit de mémoriser JC : le côté jardin est sur la gauche, le côté cour est à droite. Bien entendu pour les comédiens, c’est l’inverse !

Coye-la-Forêt (voir aussi "Créations")

Coye-la-Forêt


Petite ville du sud de l’Oise, dont certains se demandent toujours comment elle peut abriter le Festival de théâtre le plus ancien (30 ans déjà) et le plus important en durée (près de trois semaines) de toute la Picardie. Certes, c’est un lieu qui a accueilli en son temps Nerval ou Chateaubriand, mais leur influence dans le cas qui nous concerne n’est pas établie. C’est plus la richesse du tissu associatif et la passion du théâtre de quelques individus qui expliquent cette anomalie génétique : un grand Festival dans une petite ville.

Douche (voir aussi "Barnier")

Coye-la-Forêt


Un acteur placé sous une douche n’est pas mouillé mais éclairé par un projecteur fixé juste à sa verticale. Sauf que, bien sûr, ce n’est pas au projecteur de se placer en fonction de l’acteur, mais à ce dernier de venir, en jouant, l’air de rien, se positionner pile au bon endroit. Pour l’aider, on peut coller sur le sol un repère de Barnier.

Création du Festival

Le premier Festival a eu lieu en 1982. Le Conseil régional avait lancé l’idée du Festival Populaire de Picardie pour décentraliser les spectacles culturels. A Coye-la-Forêt, le Théâtre de la Lucarne, créé en 1967 par Claude Domenech, et la FCPE, présidée par Jean-François Gabillet, se sont associés pour faire venir d’autres compagnies et créer un Festival, en réunissant toutes les bonnes volontés de l’époque.
Plusieurs associations ont ensuite rejoint le Festival.
L’Association des familles avec Renée et Jacques Déduit, le Photo-club avec René Mariage, qui a été trésorier du Festival, l’autre association de parents d’élèves, la PEEP, avec Arlette Bec, le Club des Amphibiens avec Philippe Victorion, et Les Très Riches Heures de la Thève avec Catherine et Jacques Bona.
Tous avaient un enthousiasme et un vrai désir de voir aboutir ce projet. A l’époque, il n’y avait pas de régisseur ou d’équipe technique, pas de gradins, pratiquement pas d’équipement pour l’éclairage ou la sonorisation. Toute l’équipe travaillait presque jour et nuit : il fallait installer les projecteurs (certains membres de l’équipe restaient juchés sur l’échafaudage jusqu’à une heure avancée de la nuit...), placer les chaises, balayer la salle après le départ des troupes, accueillir les compagnies au petit matin, aller faire les lits à La Sève pour y héberger les acteurs quand ils n’étaient pas logés chez l’habitant, préparer des repas...
Une époque héroïque, quoi !

Écureuil

Ecureuil



Du genre sciurus, petit animal sympathique dont l'espèce coyenne la plus connue est sans doute l'écureuil festivalier.
Ce quadrupède doté d'une queue en panache est friand de noisettes, fruits secs qui abondent dans son milieu naturel et qu'il décerne parfois, en nombre variable, à ses spectacles préférés. L'écureuil festivalier coyen est reconnaissable à son profil droit, le seul que l'on ait jamais pu observer de lui, et au masque qu'il tient dans ses pattes, du moins dans les deux formes les plus anciennes sous lesquelles il est apparu.

Festival

Dérivé de festivus, terme du bas-latin médiéval : fête du théâtre proposée à une date fixe dans une ville. En ce qui concerne Coye-la-Forêt, la fête dure près de 20 jours chaque année en mai, et nous espérons bien que cela va continuer encore longtemps...

Filage

Forme de répétition particulière, où l’on « file » l’ensemble des scènes de la pièce dans l’ordre et sans interruption (en théorie !). Il existe d’autres répétitions dotées d’un nom particulier : l’italienne, pendant laquelle on dit le texte, le plus vite possible, sans les déplacements ni les intonations; l’allemande, qui ajoute à l’italienne les déplacements prévus par la mise en scène ; la costumière, répétition en costumes qui précède la générale, dernière répétition avant la première et qui doit se dérouler dans les conditions réelles de la représentation.

File d'attente (voir aussi "Paradis")

Long ruban de spectateurs à la taille duquel on peut mesurer le succès à espérer de la représentation à venir. Ceux qui sont placés au début de la file, qui sont arrivés les premiers, peuvent prévoir, par prudence, un siège pliant pour patienter plus confortablement. Ceux qui sont à la fin, arrivés au dernier moment ou presque, ont davantage de risques de devoir se contenter d’un strapontin, voire d’une marche… mais ils peuvent parfois aussi se retrouver au paradis.

File d'attente


Gafer

(prononcer : « gaffeur »)

Non, il ne s‘agit pas d’un type particulièrement maladroit, mais d’un ruban adhésif à multiples usages, très prisé par les techniciens. Comme il fond à la chaleur, il ne peut pas être placé sur un projecteur : pour empêcher la lumière de filtrer, on utilise du « scotch alu ».

Inauguration (voir aussi "Amis du Festival")

Inauguration



C’est un exercice imposé. La routine, quoi. Pas de Festival sans inauguration : personnalités invitées, discours chaleureux avec clins d’œil au public, buffet et petits fours, tout est bon pour lancer le Festival. Certaines années, nous nous sommes même laissés aller à des parades, voire à des manifestations de rue pour informer la population. Depuis 2008, l’inauguration est aussi l’occasion de présenter le programme aux Amis du Festival.

Liste d'attente (voir aussi "Paradis")

Liste d'attente



Sorte de purgatoire où sont inscrits les noms des spectateurs imprudents qui, n’ayant pas réservé leur place assez tôt, sont en attente d’une bonne nouvelle pour entrer dans la salle de spectacle. Avec un peu de chance et suffisamment de désistements, ils pourront peut-être accéder au paradis (voir « Paradis »).


Livre d'Or

Objet de la mémoire du Festival dans lequel les compagnies griffonnent un petit mot ou un dessin, et où les curieux peuvent lire les traces de leur passage, des années après, avec émotion ou amusement. A condition bien sûr de se souvenir de l'endroit où ont été rangés les anciens Livres d‘Or...

« Je suis doucement ému d’avoir caressé les fondations du Théâtre. Il faut toujours être là où les choses se font avec sincérité et passion »

JACQUES GAMBLIN, COMÉDIEN

« Je connais ce festival depuis l'origine, ma Compagnie y a joué à plusieurs reprises… depuis 45 ans que nous existons, nous avons joué dans le monde entier, et nous considérons que le Festival de Coye-la Forêt est exceptionnel »

DOMINIQUE HOUDART (ADMINISTRATEUR DE LA SACD, METTEUR EN SCÈNE DE LA CIE HOUDART HEUCLIN)  

« Le théâtre a bien besoin de ces ‘’amoureux‘’ qui apportent un regard neuf sur la production théâtrale française, en dehors des modes, des engouements de la critique... Je sais ce qu'il en est du budget de la culture dans notre pays. Il n'empêche, il me semble qu'il est certaines manifestations qui contre vents et marées doivent être sanctuarisées. Parmi celles-ci Ie Festival théâtral de Coye-la-Forêt qui a largement fait ces preuves... »

GÉRARD GÉLAS THÉÂTRE DU CHÊNE NOIR AVIGNON
(Voir d’autres extraits du Livre d’Or en cliquant sur ce lien).

Lucarne (Théâtre de la)

Dès 1967, Claude Domenech monte une adaptation de La Nuit d’octobre, d’Alfred de Musset, avec notamment deux acteurs, Pierre Debert et Muriel Wilcox, qui sont aujourd’hui encore membres du Théâtre de la Lucarne. La troupe s’appelle alors Le Cercle théâtral de la Reine Blanche. Les répétitions ont lieu dans la salle du Sauteur, et les représentations sous le préau de l’Ecole du Centre. L’objectif est de monter une pièce par an. Les décors sont pour le moins sommaires : une table, trois chaises. Les éclairages sont constitués de petits spots et les acteurs épient l’arrivée du public avec anxiété. A Chantilly, pour une représentation du Malentendu, d’Albert Camus, les spectateurs sont moins nombreux que les acteurs ! Mais, à Coye-la-Forêt, le public est là. Deux cent vingt spectateurs, dont la moitié était debout, assistent par exemple à la représentation de Maître Puntila et son valet Matti, de Bertolt Brecht.
C’est ainsi qu’au fil des ans de multiples pièces ont été représentées, environ soixante-dix, ambitieuses, fortes, comme L’Ensorcelé de Valle Inclan, ou La Tour de Babel d’Arrabal. La troupe, devenue ensuite le Théâtre de la Lucarne, a fait des tournées en Picardie, s’est produite à Tours, au Mans, à Avignon, et même en Tchécoslovaquie. Le répertoire est large : il puise aux sources classiques avec Molière, Goldoni et Shakespeare comme il donne accès à des œuvres plus modernes, avec Claudel ou Tennessee Williams. A noter que le Théâtre de la Lucarne, troupe amateur qui jouait dans la cour des pros, est devenu compagnie professionnelle en 2009.

Mickeys

Projecteurs

Souvenir de l’époque héroïque : les Mickeys sont des projecteurs BT (pour « basse tension »), plutôt petits, mais avec de grandes oreilles que l’on déplie. Ils se sont avérés bien utiles pour éclairer la scène, avant que la salle ne soit alimentée avec une puissance électrique suffisante (72 kilowatts). On utilise aujourd’hui des PAR (schématiquement : une lampe d’avion dans une boîte de conserve !), des PC (pour « plans convexes », à faisceau réglable), des découpes (permettant de délimiter une zone avec netteté) et des poursuites (pour suivre, comme leur nom l’indique, les mouvements du comédien sur scène). On peut fixer sur les projecteurs des filtres pour diffuser la lumière ou la colorer (gélatines).

Oeillets

Marc Jolivet

Fleurs bien sympathiques mais redoutées des comédiennes car leur en offrir à la place d’un bouquet de roses signifiait qu’elles avaient atteint la limite d’âge… D’où la superstition qui leur reste attachée et qui rappelle une anecdote des débuts de notre Festival. Lorsque Marc Jolivet s’est produit à Coye-la-Forêt, une main innocente avait placé un magnifique bouquet d’œillets sur un piano qui trônait à l’avant-scène, sur l’estrade de plus d’un mètre de hauteur utilisée à l’époque. Contre l’avis de son agent, qui avait poussé des hauts cris, le comédien s’était moqué de la superstition et avait décidé de garder les fleurs. Le spectacle avait commencé normalement et s’était bien déroulé jusqu’à ce que, emporté par son jeu, l’acteur perde l’équilibre, tente de se raccrocher au piano, fasse du coup tomber le bouquet et l’eau du vase dans l’instrument, et pour finir chute à son tour du haut de l’estrade, se blessant à la cheville. Mais tout cela n’est que pure coïncidence ! A moins que…

Panneau (faire le ...)

Panneau de présentation


Dans le jargon des bénévoles de l'association organisatrice du Festival, tâche ingrate qui consiste chaque année, si possible avant la réunion des Amis du Festival, à recouvrir deux panneaux d'affichage en liège situés dans le hall du Centre Culturel de papier Canson, généralement noir, pour y disposer, par ordre chronologique, les dates, heures, titres et affiches des spectacles programmés pour l'édition concernée. Quelques ingrédients indispensables : une bonne agrafeuse, de la colle, le sens des proportions (pour espacer régulièrement les affiches) et beaucoup de patience.


Paradis

Dans les théâtres à l’italienne, il s’agissait du niveau le plus élevé, où les spectateurs les moins fortunés venaient assister debout aux représentations. A Coye-la-Forêt, bien que toutes les places soient au même prix, on pourrait par analogie appeler ainsi le haut des gradins, où il fait pourtant parfois une chaleur d’enfer !

Partenariat

Nous avons établi depuis 2009 des partenariats avec d’autres organisations promouvant le spectacle vivant. Au niveau local d’abord : des partenariats ont été mis en place avec le festival L’Oise au Théâtre (Ermenonville), le festival Éclats de Rue (Chantilly) et le festival Scènes au jardin (Chantilly). Au niveau national ensuite : nous avons signé en 2010 une convention de partenariat avec Avignon Festival et Compagnies, qui gère le Festival Off d’Avignon. Une entrée dans la cour (d’honneur) des grands, en quelque sorte...
(Cliquer sur ce lien pour accéder aux structures partenaires du Festival).

Programmation

La réussite du Festival annuel suppose bien sûr un long travail de prospection et de sélection des spectacles. L’originalité de notre association vient de la collégialité des décisions. Le Festival Off d’Avignon reste la référence du spectacle vivant et un vivier irremplaçable de rencontres et de découvertes, mais, tout au long de l’année, l’équipe du Festival cherche aussi à sélectionner, en Picardie ou dans la région parisienne, ce qui peut être digne d’un public averti.
La réputation du Festival aidant, les propositions et sollicitations ne manquent pas. La programmation devant être bouclée pour la fin décembre, la première réunion a lieu dès septembre. Les membres de l’association qui ont vu des spectacles intéressants présentent un document récapitulatif, assorti de leurs commentaires. Certains membres de l’équipe se spécialisent dans la recherche de spectacles pour enfants. D’autres encore rapportent leurs impressions sur des spectacles vus au cours de l’année. Un grand tableau récapitule toutes ces données, on voit si des jugements se recoupent, et l’on arrive à une présélection de quinze à vingt spectacles qui tient compte des coûts (évidemment !), des commentaires de chacun, des contraintes techniques et de l’équilibre que l’on souhaite donner au programme. Il faut ensuite s’informer de la disponibilité des troupes avant le choix final puis, enfin, négocier les contrats.

Public

La 100.000ème spectatrice entourrée d'une partie de l'équipe du Festival


Si le Festival se porte aussi bien après 30 ans d’existence, c’est grâce à l’intérêt manifesté par les spectateurs. Chaque soir, 200 à 250 personnes assistent à un spectacle différent et font confiance à une programmation toujours renouvelée, toujours aussi exigeante. Les amateurs de théâtre viennent de tout le sud de l’Oise mais aussi d’Ile-de-France ; nombre d’entre eux assistent à plusieurs représentations, poussant même parfois l’assiduité jusqu’à venir à tous les spectacles.
Face à une programmation qui exclut la facilité, cette fidélité constitue le meilleur des encouragements. Le Festival a fêté en 2010 son 100 000e spectateur (en l’occurrence une spectatrice).


Régie

Régie

Échafaudage en mouvement, on place les gélatines ! Attention où vous mettez les pieds, on colle du gafer sur le plateau !
11 heures du matin : il y a plusieurs heures que l’équipe technique est au travail et prépare le spectacle du soir. Depuis de nombreuses années, Franck Martin, régisseur général, est aux commandes : un vrai professionnel, heureux de travailler pour ce Festival dont il est fier. Avec son équipe - régisseurs son, régisseurs pupitreurs -, il doit utiliser un matériel de plus en plus sophistiqué, comme certaines consoles numériques. En 2010, la régie avait à sa disposition environ 80 projecteurs Robert Juliat et quelques ADB. Matériel français, il faut le dire, fabriqué en Picardie, pour les premiers dans l’Oise, à Fresnoy-en-Thelle, pour les seconds à Saint-Quentin, dans l’Aisne. La régie a aussi dû travailler avec un vidéoprojecteur d’une puissance de 6 000 lumens pour les spectacles Sacco et Vanzetti et Marie Stuart. Pour ce dernier spectacle, il a fallu en outre mettre en place un dispositif répandant une pluie de 200 kg de sable sur scène ! Car, bien sûr, l’équipe technique n’assure pas seulement l’éclairage et le son, mais aussi la machinerie, c’est-à-dire la mise en place du décor, dans des délais souvent très courts.

Réservations

Une tâche monstrueuse tous les ans à partir de début mai (merci Geneviève !). Par courrier, téléphone, fax, Internet, les demandes de réservations affluent de tous côtés. Les plus sages envoient un courrier avec chèque joint dès que le programme apparaît sur notre site Internet. Les autres habitués attendent la distribution du dépliant et viennent aux permanences organisées dans les jours qui précèdent le début du Festival. Certains téléphonent au dernier moment, avec le risque (réel) que la séance demandée soit complète (voir : « Liste d’attente »). De toute façon, sans paiement, aucune réservation ne tient dans les minutes qui précèdent le spectacle. Ce qui fait parfois le bonheur des quelques optimistes qui tentent leur chance aux alentours de 20h55.

Salle 1

(phonétique : à prononcer en articulant distinctement, sans pour autant l'appuyer, le "E" muet final, pour ne pas confondre avec les "salins" ou marais salants, même si elle aussi apporte du sel à la vie).


La salle 1 du Centre Culturel

C'est à elle qu'incombe à la fois l'insigne honneur et la lourde responsabilité d'incarner LE "Théâtre" de Coye-la-Forêt. Pour se métamorphoser de salle polyvalente (c'est-à-dire, contrairement à ce que l'étymologie voudrait nous faire croire, inadaptée à tous les usages) en véritable salle de spectacle vivant, elle s'est équipée de gradins aux fauteuils rouges comme le rideau d'avant-scène, a revêtu ses murs de la couleur de l'orange du poète, a semé des projecteurs dans ses cintres comme autant d'étoiles sur un ciel de carton-pâte et s'est fabriqué un plateau en planches de scène grinçantes couvert de poussière de théâtre et drapé dans de lourds rideaux noirs, derrière lesquels les coulisses taisent pudiquement les rires étouffés et les chuchotements complices des artistes. Bien sûr, cette transformation s'est faite progressivement, et au départ même ne durait que le temps de la magie d'un Festival ; mais, bientôt, elle sera permanente et définitive : dès que Cendrillon aura retrouvé sa pantoufle égarée, le carrosse n'aura plus à redevenir citrouille aux douze coups de minuit, heure de sortie des théâtres... Alors, entrer dans la salle 1 sera, à tout moment de l'année, voyager dans le temps et l'espace, franchir les frontières pour s'aventurer hors du monde connu, s'accorder au diapason d'une autre respiration. Et pourtant, modeste, elle ne se cache pas sous un nom d'emprunt, elle ne s'affuble pas du nom d'une vedette pour s'inventer un nom de scène : elle reste elle-même, simple numéro anonyme, mais vous ne pouvez pas en manquer la porte car, comme pour un célèbre fromage, c'est écrit dessus !

Subventions (publiques)

L’aventure du Festival Théâtral de Coye-la-Forêt, dans des conditions budgétaires souvent périlleuses, ne peut se renouveler, année après année, sans le travail discret et régulier de nombreux bénévoles et la fidélité des spectateurs, et donc une billetterie très satisfaisante. Mais rien ne serait possible sans des soutiens et partenariats financiers réguliers. Ils permettent de faire venir des compagnies de qualité en maintenant une politique tarifaire adaptée aux revenus les plus modestes. Le Ministère de la Culture, le Conseil Régional, le Conseil Général, la Commune de Coye-la-forêt soutiennent depuis des années notre Festival. En 1998, la municipalité de Coye-la-Forêt a entièrement rénové la salle de spectacle, que pourraient lui envier bien des théâtres parisiens. Depuis 1999, la Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne s’est aussi investie dans le Festival, montrant par là même son souci de faire de Coye-la-forêt le pôle théâtral de l’Aire Cantilienne. En 2009 et 2010, malgré le recul de certains financements publics, il a été possible de limiter les difficultés budgétaires grâce à une aide exceptionnelle du Ministère de laCulture, et au soutien d’un nouveau partenaire, l’Etablissement Public de Coopération Culturelle « Spectacle vivant en Picardie ». Inutile de préciser que chaque nouvelle édition du Festival commence entre septembre et décembre par une chasse aux subventions. Et, dans un contexte où toutes les collectivités territoriales sont soumises à des contraintes budgétaires croissantes, où la culture n’est pas nécessairement la priorité et où les demandeurs sont nombreux, ce n’est pas gagné d’avance. Cette année, le ministère de la Culture et la DRAC nous abandonnent totalement mais les collectivités territoriales nous soutiennent plus que jamais. Merci à elles. 
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Subventions (privés)

La fragilité des financements publics (voir « Subventions (publiques ) ») rend nécessaire la recherche de partenaires privés. La loi de 2003 sur le mécénat culturel permet en principe d’envisager avec un réel optimisme ces partenariats privés : les entreprises donatrices peuvent déduire 60 % du montant des dons de l’impôt sur les sociétés et obtenir des contreparties à hauteur de 25 % du montant des dons (des entrées à offrir à leurs meilleurs clients, par exemple).
Les aides devraient donc pleuvoir. Hélas, comme le titre Télérama, la réalité est tout autre : c’est un « sale temps pour le mécénat culturel ». Avec la crise, le mécénat d’entreprise est en chute libre et le parrainage culturel est le plus touché.
Le temps est loin où mécénat était synonyme de culture... Mais nous nous accrochons et démarchons de façon obstinée les entreprises de la région. Avec quelques succès parfois.
(Cliquer sur ce lien pour accéder aux partenaires du Festival).

Tartinage (voir aussi "Panneau")

Autre tâche ingrate qui consiste à préparer les victuailles pour la soirée d'inauguration du Festival. A noter que cela ne comprend pas seulement le fait de tartiner les canapés, mais aussi celui d'installer et de décorer les tables puis d'y disposer verres, bouteilles, chips et amuse-gueules, le défi consistant ensuite pour les invités et autres curieux présents à se frayer le plus habilement possible un chemin vers le buffet sans trop bousculer au passage les officiels en grande conversation.

Ti Louis

Petit restaurant coyen sympathique fréquenté et apprécié par la régie et par les comédiens de passage, tout au long du mois de mai.

Zinc (avoir du ...)

Pour présenter le Festival de A à Z, il fallait bien trouver un Z et ce n’était pas évident. Alors on est content de vous signaler « Zinc ». « Avoir du zinc » pour un acteur, c’est avoir une voix sonore, bien audible. C’est ce que nous souhaitons à nos comédiens !